Comment le marché de l’emploi réagit-il à la crise?

10 juin 2020

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Nous avons sondé notre réseau afin de brosser un portrait du marché de l’emploi québécois, actuellement en grande transformation, bien malgré lui.

Après avoir enregistré un taux de chômage record en pleine pandémie – un bon de 7,8% à 17% en avril dernier, pour redescendre à 13,7% en juin – nous avons voulu savoir comment cette nouvelle réalité affectait les professionnels et travailleurs, au Québec.

Plus d’une centaine de personnes ont répondu à notre sondage lancé sur nos réseaux sociaux le mois dernier et se sont prononcé sur quatre grands thèmes préétablis :

  • ventes dans leur organisation
  • charge de travail
  • statut d’emploi
  • recherche (active ou non) d’une nouvelle opportunité – pour ceux et celles actuellement sans emploi ou temporairement mis.es à pied

Nous vous présentons nos résultats et analyses!

VENTES

Les habitudes d’achats sont au ralenti et ça fait mal aux entrepreneurs. Alors que nous voyons le milieu agroalimentaire prendre du galon, notre sondage a également mis en lumière des hausses de revenus dans le secteur des finances et des assurances depuis le début de la crise. C’est sans surprise que tous les autres secteurs accusent des baisses, notamment ceux du commerce de détails, des arts et de la culture, de la construction, de l’hébergement et de la restauration. En tout, 64% des répondants dénotent des baisses de ventes dans leur organisation, alors qu’un mince 9% observe une hausse. Le 27% restant ont mentionné que c’est demeuré stable. Bien que des initiatives comme le Panier Bleu, le Regroupement des firmes de services professionnels indépendantes et #onseserrelescoudes invitent à la consommation de biens et de services locaux afin de renflouer les coffres de nos entreprises d’ici, il est difficile de sortir son portefeuille lorsque notre emploi est sur le qui-vive et que la COVID sclérose notre train de vie.

CHARGE DE TRAVAIL

La charge de travail en temps de pandémie varie beaucoup en fonction du secteur. On se doit ici de nommer tous les travailleurs du domaine de la santé qui font un travail surhumain, dans des conditions exceptionnelles – et qui n’ont pas eu le temps de répondre à notre sondage, occupés à sauver des vies– et qui vivent, le plus grande de leur charge de travail. Ceci dit, l’agroalimentaire, le transport et l’entreposage, l’administration publique, les finances et assurances, ainsi que les services publics sont plus que jamais occupés. Les rôles au cœur de la tempête : les directions générales et professionnels en ressources humaines et en communications, très sollicités par les restructurations et enjeux engendrées par la COVID. Cela dit, bien que 30% des répondants disent être plus occupés, un important 45% vivent d’importants ralentissements, notamment dans les domaines du marketing et du développement organisationnel.

STATUT D’EMPLOI

De façon globale, 71% des répondants étaient en emploi ou à la tête d’une organisation au moment de répondre au sondage, alors que 29% étaient sans emploi ou temporairement mis à pied. Les domaines d’expertise les plus impactés par les coupures sont le marketing, les ventes/développement des affaires, ainsi que le développement organisationnel. En revanche, parmi ceux qui traversent le mieux la crise, on retrouve les technologies de l’information, les ressources humaines, le numérique, les opérations et les communications. Sans surprise, et tel que déploré dans les médias, les secteurs d’activités les plus impactés par les coupures sont l’hébergement et la restauration, la construction, le commerce de détails, les arts, spectacles et loisir, ainsi que le commerce de gros.

RECHERCHE ACTIVE OU NON?

Parmi les personnes mises à pied temporairement ou sans emploi, il est intéressant de voir que 21% profite de ce moment pour se reposer, alors que 79% sont en recherche active d’une nouvelle opportunité. De façon générale, plus les gens occupent un poste élevé en séniorité, moins ils précipitent les recherches. Il en va de même pour les gens de marketing et de développement organisationnel, moins pressés à retourner au travail que leurs confrères en vente et développement des affaires. Lorsqu’on s’attarde aux secteurs d’activités, force est de constater que plusieurs professionnels sont présentement en recherche active et disponibles pour de nouveaux mandats ! L’hébergement et restauration, la construction, le commerce de gros, les arts, la culture et les loisirs ainsi que le domaine des services et du commerce de détails recèlent de talents en quête de leur prochain défi !

Ce sondage met entre autres en lumière les grands occupés de cette crise; notamment les directions générales ainsi que les professionnels des ressources humaines et des communications. À ce titre, La tête chercheuse est fière de pouvoir offrir son appui à ces piliers de nos entreprises québécoises, grâce à des services de chasse de tête nichée dans ces secteurs, mais également grâce à une toute nouvelle offre de service «À votre secours» visant à supporter les RH débordées par la crise, en mode « tout inclus ». Maintenant que le déconfinement est entamé, nous sommes curieux de voir où les prochains mois nous mèneront. Quel portrait dresserons-nous du marché de l’emploi à la fin de 2020?

 

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